• Jose Germe

Pourquoi le numérique est devenu un enjeu majeur pour le développement durable et la RSE

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Notre mode de vie est responsable du dérèglement climatique, de l’écroulement de la biodiversité et de l’épuisement des ressources non-renouvelables.


Le numérique participe cette accélération en impactant le climat (pollution de l’air, de l’eau et des sols), la biodiversité (déforestation) et les ressources (minerais, eau, pétrole, énergie, etc.). C’est pour cela que le numérique est devenu un enjeu de développement durable et doit être pris en compte dans les politiques de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE).


Le numérique : une pollution et des dépenses croissantes


En raison de l’utilisation de substances très toxiques (plomb, cadmium, mercure, chrome hexavalent) et de son faible taux de collecte et de dépollution le numérique a des impacts sanitaires importants avec les déchets parmi les plus dangereux produits par l’être humain.


De plus, l’extraction des minerais en Afrique, leur fabrication en Chine et leur recyclage en Afrique et en Asie par des enfants dans des conditions de travail souvent inhumaines sont autant d’impacts sociaux et sociétaux négatifs créés par le numérique.


Le numérique présente donc des impacts environnementaux et humains importants à toutes les étapes de la vie (cycle de vie) :

  • La fabrication : La majorité des gisements de métaux précieux, de terres rares et de minerais seront épuisés d’ici 2 à 30 ans. Le travail des enfants lors de l’extraction des métaux. Des conditions de travail inhumaines dans les usines de production.

  • L’utilisation : En 2015, le numérique représentait 12% de la facture électrique française (terminaux, datacenters, réseaux télécommunication).

  • La fin de vie : Selon Interpol, 70% des déchets électroniques feraient l’objet d’un commerce illégal. 70% des métaux lourds présents dans les décharges nord-américaines proviennent du matériel électronique.

Un autre élément impactant du numérique est sa croissance soutenue lors des 20 dernières années. Dans l’article publié dans Les Echos, La facture énergétique de la tech flambe, si la consommation mondiale d'énergie progresse de 1,5 % par an, celle du numérique progresse de 9 %.


Le nombre de smartphones a plus que doublé en 5 ans, pour atteindre 4 milliards d’unités que nous conservons en moyenne moins de deux ans pour un taux circularité (reconditionnement, réparation, recyclage) d’environ 15% selon la Fédération Française des Télécoms.


Les émissions de gaz à effet de serre du numérique, estimées actuellement à 3,7% (autant que l’aviation civile) du total mondial, devraient approcher les 8 % en 2025, soit l'équivalent des émissions actuelles des véhicules légers.


Il est donc urgent de mettre en place des solutions afin de réduire l’impact du numérique. Quatre approches complémentaires du GreenIT apportent des solutions concrètes dans la réduction de ces impacts.


Le GREEN FOR IT

Mesurer les impacts environnementaux des différents éléments du système d’information (postes de travail, téléphonie, réseaux, impression, datacenter) afin de les réduire.

Mettre en place une politique d’achats responsables, prolonger la durée de vie des équipements et avoir une politique de gestion de la fin de vie des équipements sont des pistes de progrès très intéressantes.


Le GREEN BY USE

En sensibilisant et incitant les utilisateurs à avoir un usage raisonné du numérique pour en réduire les impacts environnementaux. L’idée étant de mettre en place des bonnes pratiques faisant consensus avec les utilisateurs telles que le fait d’éteindre son ordinateur en fin de journée ou d’imprimer les documents en recto-verso.


L’ECOCONCEPTION

Un service numérique est composé de quatre éléments : les équipements et terminaux, les réseaux de télécommunications, et les logiciels.

L’intégration des principes de l’écoconception dans le développement des services numériques permet d’en réduire l’impact environnemental et humain.

En partant d’une unité fonctionnelle (besoin utilisateur ou client final), il est possible de mesurer l’impact environnemental d’un service numérique à partir d’une Analyse de Cycle de Vie (ACV - ISO 14040, 14044) multicritères (eau, énergie, CO2, ressources non-renouvelables).


Le GREEN BY IT

A partir de l’utilisation d’outils numériques pour réduire les impacts environnementaux.

La mise en place du télétravail, d’outils de téléconférence ou d’outils de réduction de la consommation d’énergie des bâtiments peut permettre des gains significatifs.

Cependant, il faudra faire attention à éviter les transferts de pollution afin que les gains soient avérés au global.


Conclusion

La réduction de l’impact environnemental et humain du numérique permet aux entreprises de réaliser des économies financières importantes.


De plus, la sobriété numérique, en aidant à la réduction de la fracture numérique, peut également permettre toucher de nouveaux clients jusqu’ici non ciblés en augmentant le niveau d’accessibilité des services numériques.


C’est pour cela que la mise en place des programmes GreenIT doit s’accompagner de la mesure du retour sur investissement afin de faire entrer les entreprises dans un cercle vertueux en phase avec les objectifs de développement durable : people, planet, profit.


Le numérique peut donc faire partie de la politique de développement durable et de la RSE des entreprises en fournissant des actions mesurables aux bénéfices tangibles à la fois pour le développement durable, économiquement et en termes de RSE.


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